Publié par : vendeeglobe | 18 novembre 2008

Jour 10. Météo capricieuse à l’approche du Pot au Noir

A l’approche du Pot au Noir, le classement se bouleverse d’heure en heure. En tête, toujours Peyron, Le Cam et Josse.  Mais dans le peloton, l’ordre n’est pas figé!

A l’arrière, Jean-Baptiste Dejeanty essaie de rattraper le canadien Derek Hatfield à 460 miles devant lui, et s’apprête à longer le Portugal, avec une moyenne de 20 noeuds.

Plus à l’avant, ce sont les épreuves de forces. Jérémie Beyou a enchainé les empannages toute la nuit. « Selon les modèles météo américains, j’aurais dû avoir 20 noeuds de vent la nuit dernière. J’avais donc préparé le bateau pour du vent portant. C’est-à-dire que j’avais concentré tout le poids à l’arrière. C’est un boulot de TITAN ! Et j’ai du tout redéplacer parce que le vent était beaucoup plus faible et instable. Ce matin j’ai 14 noeuds de nord et je ne sais pas d’où ça vient ! Les modèles météo sont incohérents. (…) Nous ne sommes pas encore dans le pot au noir qui paraît très Nord. Mais peut-être va t’il redescendre d’ici à ce que je l’atteigne … Hier soir, j’étais fatigué, je me suis décidé à manger, ranger le bateau, dormir … Ca fait carrément du bien. C’est du délire ce qu’il fait chaud. Si tu ne manges pas, que tu ne bois pas et ne dors pas, tu crèves ! »

Jonny Malbon
souffre. « La nuit dernière, j’ai essayé d’avancer rapidement vers le sud, mais après, j’ai dû empanner et partir vers l’ouest. Il va falloir souffrir un peu, car je sais qu’il n’y a pas de route par l’est. Je suis en train de regarder le Pot au Noir à plus long terme. Mais franchement, j’ai hâte de retrouver des conditions plus régulières, car je sens que ce bateau sera rapide. Je serai plus à l’aise en le poussant dans des conditions plus musclées.(…) La nuit dernière, ça allait. Mais la nuit précédente, je n’ai pas bien dormi, car il fallait être debout, et en fait, parce que je n’ai pas bien mangé et que je n’ai pas bien bu, je n’avais pas trop le moral. »

Dee Caffari connaît elle aussi des hauts et des bas. « J’avais tellement bien commencé et en une semaine, j’ai tout perdu si rapidement que c’est très frustrant. J’ai commencé au top alors j’imagine que je ne pouvais que descendre. J’ai vraiment cru au début que j’y arriverai mais dès que ces îles se sont mises sur mon chemin, et qu’elles ont nécessité une stratégie sur le long terme, mon manque d’expérience en la matière m’a pénalisée. Les vents ont vraiment été faibles alors il a fallu beaucoup bosser pour que le bateau continue à avancer. (…) Je devrais reprendre des milles quand les autres entreront dans le Pot au Noir, mais qui sait, c’est un peu la loterie. J’essaie de ne pas regarder les classements de trop près. »

A l’avant, l’ambiance est plus gaie. Armel Le Cleac’h, sur BritAir, entre dans le top 5, et « c’est plutôt plaisant de naviguer aux côtés des cadors. Ce matin, nous étions 5 bateaux sur la même ligne Est/Ouest. Je suis dans le sillage des meilleurs, je m’accroche, j’arrive à gérer le rythme effréné de la course. Jusqu’ici, le bateau navigue à bonne vitesse. »

Après plusieurs jours de remorquage depuis la Corogne, DCNS, le bateau de Marc Thiercelin vient d’arriver à Lorient, son port d’attache. Les photos sur le site des filières du talent. Sur son blog, le skipper revient sur son démâtage. Tout comme Kito de Pavant qui retrace sur son blog le démâtage de Bel.


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