Alors que Loïck Peyron file en tête et continue de distancer ses concurrents, Samantha Davies a profité du soleil radieux à l’approche de l’équateur pour sortir le bikini et bronzer sur Roxy.
L’ambiance était donc à la détente aujourd’hui. Sur son site, Roland Jourdain dévoile en vidéo ses deux compagnons clandestins, et demande aux internautes quelques conseils d’élevage. Et une question: Bilou doit-il garder les grillons? (taper 1) ou les expulser? (taper 2).
Dee Caffari, actuellement 16e, semble requinquée. “La plus grosse erreur à faire dans la vie, c’est de continuellement craindre de faire une erreur, cite la navigatrice, alors je me suis reprise en mains aujourd’hui et je me suis concentrée pour faire avancer Aviva vers le Pot au Noir, qui est mon prochain obstacle. (…) Je ferais encore des erreurs, mais la meilleure partie de l’histoire c’est déjà d’être ici avec la chance de pouvoir les faire”.
Jérémie Beyou, 9e, semble également savourer la course. “Une petite citation d’un météorologue célèbre:”Quand on passe de la terre à la mer, on change totalement de fonctionnement spatio-temporel : ce que tu peux faire en 1 minute à terre, va te prendre des heures en mer. Il faut savoir s’adapter!” Dans les calmasses comme celle ci, faire juste 4 milles peut prendre plusieurs heures…! Et ça va durer!”
Et Yann Eliès se languit d’arriver dans ce fameux Pot… ” Cela fait deux jours qu’on en parle et qu’il m’occupe bien la tête : je me languis de m’y mesurer et j’y arrive enfin ! J’ai déjà eu une petite panne d’alizé hier. Cette zone de convergence entre les vents du nord et ceux du sud reste très difficile à appréhender. (…) Nous avons eu un début de course super excitant, passionnant à vivre en tant que marin. Dans le groupe de tête, les écarts restent assez serrés. Cette phase se caractérise par l’intensité de la compétition : même si nous nous ne voyons pas beaucoup, nous sommes très proches les uns des autres et la flotte se regroupe de plus en plus. Effectivement, tout porte à croire que la latitude 0, cette ligne aussi imaginaire que symbolique, nous offrira une belle ligne de départ. Le coup d’envoi pourrait être donné avec le passage du premier dès demain en fin de journée . Place ensuite à la grande descente de l’Atlantique sud : au près dans les alizés du sud-est ! “
Jean-Baptiste Dejeanty, lanterne rouge de la course, affiche la plus belle progression de la journée. Le moral du skipper est toujours au beau fixe, et l’humour du navigateur s’affiche dans les billets du blog de Maisonneuve.
Ambiance beaucoup moins rose pour Jean Le Cam. Le skipper de VM Matériaux dégringole dans le classement. Il est actuellement 10e.
Raphaël Dinellli s’est quant à lui réveillé hier avec une voile déchirée! “Et je n’ai pas fini ! J’ai voulu l’affaler, la toile est tombée à l’eau, s’est prise dans la quille… J’ai essayé de le récupérer en faisant une marche arrière, mais tout seul, ce n’est pas facile. Je ne pouvais pas envisager de plonger, le bateau était trop rapide. Bref, les bouts se sont emmêlés, j’ai eu peur que ça se prenne dans les safrans. Récupérer 200m2 de toile sous l’eau, ça met en forme ! Ca m’a pris 3 heures à tout dégager…je suis rincé ! Quant au gennaker, je l’ai perdu. Il me reste le petit que j’essaierai de préserver jusqu’au bout.”

